Pourquoi manger plus pour perdre du poids ?



« Encore 4 kilos à perdre, c’est décidé maintenant le soir je ne mangerai qu’une soupe, un blanc de poulet et surtout pas de chocolat » ou encore « Un goûter ? Certainement pas ! Je ne grignote jamais entre les repas ». Qui ici ne s’est jamais dit cela ? Et pour cause, cela semble assez logique de prime abord. Si nous voulons perdre du poids il suffit de manger moins... Et si je vous disais que pour perdre du poids il suffisait de manger plus et mieux ? Vous êtes perplexe ? Suivez-nous, nous allons tout vous expliquer.


Notre organisme fonctionne grâce à de l’énergie fournie par les (fameuses) calories.

Si, pour perdre ou prendre du poids il suffisait de manger plus ou moins que nos besoins, maintenir notre poids de forme serait un jeu d’enfants. Malheureusement, la perte de poids n’est pas uniquement liée à une question de calories. Si tel était le cas, pourquoi une personne de 80 kilos peut, potentiellement, prendre du poids en mangeant 1600 calories par jour et une autre personne pesant 60 kilos pourrait en perdre en mangeant 2600 calories ? L’injustice me dites-vous ? Oui, mais pas que.


Le grand responsable de nos variations de poids est le métabolisme. En effet, notre métabolisme, pour fonctionner au mieux (créer et dégrader des cellules sans cesse, nous faire respirer, faire travailler nos reins ou encore battre notre cœur) a besoin d’une certaine quantité d’énergie. Il y a tout d’abord l’énergie nécessaire au métabolisme de base qui correspond à ce dont notre corps a besoin pour fonctionner dans les meilleures conditions si nous restions allongés à dormir pendant 24 heures. A cela s’ajoutent les besoins liés à la dépense énergétique : respirer, parler, marcher, bouger, faire du sport ou encore travailler. Si l’on ajoute ces deux sources de besoins en fonction de notre taille, notre âge, notre poids et notre activité physique nous obtenons la quantité de calories dont nous avons besoin pour fonctionner de façon optimale.


Vous êtes toujours là ? Parfait ! Maintenant, imaginons que nous avons besoin de 8000 calories par jour et que nous n’en consommons que 6000. Nous n’apporterons pas suffisamment d’énergie à notre corps et il se servira alors de l’énergie facilement disponible pour en créer : notre masse grasse et notre masse musculaire. Ainsi, vous perdrez du poids. Mais c’est là que le piège se noue. Si nous continuons à manger 6000 calories notre organisme va commencer à s’épuiser, et pour se préserver il va petit à petit diminuer certaines activités non essentielles à sa survie. Cela sera par exemple l’hydratation de votre peau, la pousse de vos cheveux ou encore le fait de brûler des calories durant la pratique sportive. Ainsi, votre organisme gagnera du temps et fera en sorte de ne fonctionner qu’avec ce que vous lui fournissez. Et oui, l’organisme est une « merveilleuse machine », qui essaye de s’adapter à toutes les situations, et cela en priorisant le plus important, les fonctions vitales.


Mais alors voilà où nous en sommes. Dans l’hypothèse ou vous aviez besoin de 8000 calories et que vous n’en consommiez que 6000. Votre corps s’y est « habitué », votre métabolisme ralenti. Et donc aujourd’hui, pour perdre du poids il vous faudrait désormais consommer plus que 5000 calories. Et ainsi de suite. Ce fonctionnement a bien-sûr ses limites et n’est pas perpétuel. Il s’agit finalement d’un réel cercle vicieux. Chaque organisme est différent et le point de rupture sera à un moment différent. Mais il arrivera le moment ou votre corps souhaitera se préserver (effectivement, jusqu’où pourrait aller cette diminution de calories ?) et fera des réserves. Il stockera la moindre calorie absorbée en prévision des futures privations que vous lui imposerez. Et nous y voilà : vous reprenez le poids perdu, avec très souvent quelques kilos bonus. Le scénario étant encore plus difficile puisqu’en parallèle de cette diminution de calories, il faut bien prendre en compte l’appétit et notamment cette faim constante que vous vous êtes imposée. L’alimentation devient une obsession, vous y pensez constamment : vous avez faim constamment !


Ce mécanisme est celui que créent les régimes et leur fameux « effet yoyo » : une perte de poids trop rapide, jusqu’à ce que l’organisme refasse des réserves « au cas où cela recommence ». Les régimes entrainent de la frustration et donc des craquages voir des compulsions alimentaires. Sans parler des potentielles carences, de la fatigue, de la privation de vie sociale et du dérèglement total de notre fameux métabolisme.


Mais rassurez-vous, la situation n’est pas irréversible, nous accompagnons de nombreux patients dans ce cas, qui après de multiples régimes, parfois tout au long d’une vie et depuis le plus jeune âge, se tournent vers nous.


Malheureusement, les régimes habituent à perdre vite, à voir des résultats rapides et lorsqu’on est tout aussi pressé, avec un métabolisme abimé, le rééquilibrage alimentaire est compliqué. N’oubliez pas que les kilos que vous souhaitez perdre ce sont logés au fur et à mesure des mois, voire des années. Il est donc finalement logique de leur laisser également le temps nécessaire pour s’envoler durablement.


Il est important de prendre conscience de ce que vous avez imposé à votre organisme depuis ces derniers mois, ces dernières années et d’accepter qu’il ait besoin de temps pour, petit à petit, retrouver son fonctionnement normal.


Après une période ou votre métabolisme a été ralenti, l’objectif premier est déjà de pouvoir petit à petit relancer ce dernier, avec l’aide d’une diététicienne, en augmentant pas à pas les calories absorbées tout en gardant un poids stable. C’est peut-être cela le plus compliqué à comprendre et à accepter : entamer un rééquilibrage dans le but de perdre du poids (perdre les kilos repris suite au régime) et voir son poids stagner pendant plusieurs semaines. Mais c’est un passage obligatoire pour apporter à votre organisme tout ce dont il a besoin pour être en bonne santé, manger à votre faim et retrouver un métabolisme « normal ».

C’est seulement après cette étape que la perte de poids pourra être réenclenchée. Le maître-mot est LA PATIENCE.

En parallèle de cela il faut savoir faire confiance à votre diététicienne et surtout faire un travail sur vous pour ne pas stresser davantage votre organisme, en se focalisant sur votre poids quotidiennement. Cela aura comme répercussion que de ralentir davantage la situation. La solution ? A vous les cours de yoga, de sophrologie, de méditation mais aussi de sport ! Avoir un bon sommeil réparateur est également primordial.

Et surtout, le fait de retrouver du plaisir dans l’assiette, de ne plus être affamé devrait vous aider à traverser cette étape de la manière la plus positive qui soit.

Vous pouvez nous faire confiance, dans la team Make Me Healthy, il n’y a que des gourmandes !


Article rédigé par Sarah Marin-Maire, diététicienne nutritionniste et co-fondatrice de Make Me Healthy





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